Limanton

 
Commune de 4 700 ha, soit 47 km², Limanton compte 259 habitants, nommés les Limantonais et Limantonaises.
L'origine du nom provient probablement du celtique limentum, lieu où poussent les ormes.
 
 

Vie pratique

Madame Régine LEBEL vous accueille :

Le lundi de 8h30 à 12h15

Le mardi de 8h30 à 12h15 – 13h30 à 17h45

Le jeudi de 13h30 à 17h45

Le vendredi (du 1er décembre au 31 mars) de 8h30 à 12h15 – 13h30 à 17h45

Adresse : Le Bourg, 58290 Limanton

Téléphone : 03 86 84 94 77    

Mail :  mairie.limanton@wanadoo.fr

 

Limanton_maire

 

 

Le Maire : Monsieur Pierre PERE, Président de la Commission Paysage et environnement de la Communauté de Communes du Bazois

 

Ecole : la commune de Limanton est rattachée à l'école de Moulins-Engilbert. 

Actions menées par le CCAS de Limanton : participation aux colis des aînés (personnes de plus de 75 ans) aux environs de Noël.

Commerçants ambulants : 2 boulangers sillonnent la commune, celui d'Alluy, et Mr Odoul de Moulins-Engilbert.

2 bouchers : Mr Bernard Laurent, boucherie Châtillonnaise, et Mr Jouanin Bruno, boucherie Charcuterie de St Honoré les Bains.

Les sites à découvrir

Église de Limanton : Belle église néogothique, construite entre 1875 et 1877.
Vitraux de Lucien Lobin (Tours).

Abbaye de Bellevaux : L’abbaye intégrée à une exploitation agricole. Elle se compose d’une église du XIIe et XIIIe et de corps de bâtiment du XVIIe siècle. Elle fait l’objet de transformations privées.

Maison à pans de bois : C'est le seul reste du prieuré médiéval du « domaine Cousson » dont l’existence est attestée au XVe siècle.

Château d’Arcilly : Maison de maître édifiée au début du XIXe siècle dans un parc qui domine la confluence du Guignon et de l’Aron.

Lavoirs : La commune possède plusieurs lavoirs dont celui d’Anizy qui fait l’objet d’une mise en valeur par un groupe d’habitants.

Croix de chemins : Quatre croix de chemin sont répertoriées sur la commune : deux au bourg, une à Montembert et une à Champardolles.

Ecluse_d'AnizyCi-dessus, la maison éclusière d'Anizy.

Un peu d'histoire...

La commune la plus vaste du territoire. Avec ses 47 km2, Limanton est la commune la plus étendue du Canton de Châtillon-en-Bazois. De 1901 à 2008, la population communale est passée de 1199 à 259 habitants.

Aujourd’hui, la densité n’est plus que de 5.5 habitants par km2. Voisine de Moulins-Engilbert et comme encastrée dans son canton, Limanton a réclamé sans succès sous le Second Empire son rattachement au canton de cette petite ville aux portes du Morvan.

Pour le travail, les courses, le médecin, les écoles, les pompiers, la gendarmerie, la perception, les Limantonais sont en lien avec Moulins-Engilbert.

Plusieurs centres habités de l’antiquité au XVIIIe siècle.

Anizy, site d’habitat permanent et carrefour routier depuis l’époque gallo-romaine.

Anizy aurait été une importante agglomération gallo-romaine. E. Thévenot l’assimile à l’Alisincum de l’itinéraire d’Antonin, contre l’avis le plus fréquent qui lui préfère Alluy. Selon le même auteur, l’habitat se serait fixé à proximité d’un gué de l’Aron sur la voie romaine de Saint-Honoré-les-Bains à Alluy. Cette voie passait à Arcilly et rejoignait la voie allant du Beuvray à Alluy sur le territoire de la commune.

Les fouilles préalables aux transformations privées du site d’Anizy ont révélé deux témoignages antiques : 

Les bases d’un lieu de culte gallo-romain de plan carré et des traces d’habitat, Un petit édifice à abside semi-enterrée, d’époque paléochrétienne. A Boux, une structure carrée est désignée sous le nom de « camp romain ».

Deux paroisses et une abbaye du Moyen Age à la Révolution.

Une paroisse est très tôt centrée sur la seigneurie d’Anizy. Un niveau d’occupation carolingien avec fragments de sols en mosaïques a été dégagé dans le sol de l’église paroissiale Saint-Martin. Cet édifice était entouré jusqu’au XVIIIe siècle de son cimetière. Sauvé pendant deux siècles par son utilisation comme étable, il a été récemment rénové par son propriétaire, en même temps que le château, tout proche. Ce château était le siège du fief d’Anizy. Les de Frasnay en étaient détenteurs du XVe au XVIIe siècle.

Attestée au XIe siècle, la paroisse Saint-Laurent correspond à la seigneurie de Limanton qui dépendait de la châtellenie de Moulins-Engilbert. Le culte paroissial est longtemps assuré par un des chanoines de Bellevaux.

L’abbaye de Bellevaux est fondée pour les Prémontrés dans la deuxième moitié du XIIe siècle. Elle occupe un site remarquable de la vallée du Veynon. Sa fortune est assurée par les revenus de terres étendues et dispersées dans toute la région. Marqués par la guerre de Cent Ans et les conflits religieux du XVIe siècle, les bâtiments sont en grande partie reconstruits sous commende au XVIIe siècle. Les trois derniers moines sont dispersés à la Révolution quand l’abbaye est vendue comme bien national. L’inventaire des biens mis sous séquestre nous renseigne sur le quotidien d’une petite abbaye rurale à cette époque. C’est, ici aussi, l’entretien des bâtiments pour leur usage d’exploitation agricole, en particulier l’église du XIIIe siècle, qui a permis leur sauvegarde.

D’autres lieux médiévaux existent à Limanton comme la maison-forte d’Arcilly et une maison à pans de bois du XVe siècle, située au « domaine Cousson », isolée entre le Château et le hameau d’Anizy.

Du XVIe au XVIIIe siècle, la dualité du territoire se poursuit. 

Les deux paroisses médiévales se prolongent jusqu’à la Révolution. Les de Bar sont les derniers seigneurs de Limanton et les Talleyrand-Périgord gèrent Anizy à la même époque depuis le marquisat de Vandenesse.

Les deux paroisses rédigent en mars 1789 des cahiers de doléances distincts. On y trouve les signes du changement historique majeur qui se prépare.

Au milieu des revendications politiques générales, on notera deux marques de l’entrée dans la modernité : la demande de détachement d’Arcilly du grenier à sel de Château-Chinon révèle le désir des habitants de simplifier les structures administratives d’Ancien Régime et, à l’opposé, le refus de voir se poursuivre les travaux de construction du Canal du Nivernais, montre une résistance aux premières formes de la modernisation économique.

La commune double de « Panneçot-Limanton » depuis la Révolution

Depuis 1800, les deux centres de la commune, anciennes paroisses fusionnées sous la Révolution, ont connu des évolutions divergentes :

Au bourg de Limanton, se trouve le château et l’ancienne église paroissiale Saint Laurent. En 1866, une nouvelle école communale-mairie est construite non loin du château. Entre 1875 et 1877, une nouvelle église sort de terre en face de l’ancienne. Malgré la présence de ces bâtiments « centraux », la perte de population est rapide au bourg. Le foncier y est contrôlé par les propriétaires du château.

A Panneçot, au contraire, le XIXe siècle et le début du XXe sont une époque de forte croissance de la population qui dépasse rapidement et largement celle du bourg. Les activités y sont stimulées par la présence d’un port actif du canal du Nivernais, de la gare de Moulins-Engilbert sur la ligne de chemin de fer dite « PLM », d’une large route vers cette ville et d’une grosse école de hameau. La scierie, l’expédition d’animaux, des ateliers d’artisans et des commerces lui ont longtemps assuré une réussite économique dont il ne reste plus rien aujourd’hui.

Bien des signes montrent que la distinction entre les deux parties de la commune persiste aujourd’hui : dosage « géographique » des membres du Conseil municipal, présence de deux bureaux de vote, rivalité bon-enfant. A tel point que certains habitants des environs croient que Panneçot est une commune à part entière, distincte de Limanton.